les dix derniers jours d'interruption s'expliquent par un voyage dans la vallée de l'euphrate.
partis de damas, nous sommes arrivés à palmyre, où les ruines et les montagnes dansent avec l'histoire, comme nulle part ailleurs. depuis la citadelle qui domine la ville, des groupes de dizaines et de dizaines de japonais attendent le coucher du soleil, et l'applaudissent une fois disparu, eux qui viennent du pays du soleil levant. dans les tombeaux nabatéens et romains aux alentours, les couleurs sont encore intactes et la solennité du lieu conservée pour le plaisir de l'oeil surpris du visiteur. accueillis par des bédouins, nous avons passé une soirée à danser la dabké, boire du thé, tous pieds nus et transpirants, rappelant les soirées-raclette tellement l'odeur était insuportable.
puis notre programme a été bouleversé après la rencontre avec fawwaz, notre chauffeur. le château qasr al-hayr al-sharqi en plein désert laisse le visiteur dans l'incompréshion la plus totale quant aux raisons de sa construction, isolé de tout. le soleil est couché, et fawwaz nous propose de dormir chez des bédouins, le frère du frère du cousin, du grand père de sa mère, mariée avec l'oncle paternel de son père, ou quelque chose comme ça. nous nous retrouvons sous une tente non loin du lac al assad, en compagnie d'élégants bedouins, coiffés de keffié, vêtus de blazers bleu marine enfilés sur une galabiyya mystérieusement impeccablement repassée, et couverts d'une magnifique fourrure pour se protéger du froid. nous nous retrouvons à boire du thé trop sucré tout en regardant un film américain sous-titré en arabe où jean-claude vandamme détient le pemier rôle. le ciel nous fait cadeau de ses plus belles étoiles, et le soleil nous réveille dès l'aurore. après un petit déjeuner, nous partons pour le lac al assad où une citadelle du XII siècle est entourée de l'eau azur du lac.
le déjeuner sur l'euphrate dans la ville de raqqa est parfait, nous mangeons du poisson du fleuve et nous reposons.
l'arrivée à deir ez zor, est un peu difficile, une fois que nous nous rendons compte que l'hôtel que nous avions réservé n'est autre qu'un trou à rats avec salle de bain commune. nous aterrissons alors dans un hôtel de standing, après trois jours de vadrouille, de saleté, et de tranpiration.
depuis deir ez zor, nous partons à mari, le site archéologique le plus impressionant, la ville la plus vieille du monde, à dix kilomètres de la frontière iraqienne. à la gare de deir ez zor, il faut perdre une demie heure dans un bureau sale, le temps de faire enregistrer nos passeports par des fonctionnaires incompétents qui fument, boivent du thé et se donnent des airs de dictateurs. de mari, nous allons à doura europos, un autre site plus "récent" dont la citadelle domine l'euphrate. nous nous faisons une fois de plus avoir par le soleil qui se couche 16h15 et raccourci dangereusement nos journées. qu'importe, nous restons une nuit de plus dans notre hôtel de standing, pour retourner le lendemain à la gare, faire enregistrer nos passeports, pour doura europos. un bédouins nous prend en stop au retour dans un pick up, dans lequel, une heure plus tôt, des moutons devaient occuper nos places...
six heures de bus suffisent à nous ramener à damas, la capitale mondiale du klaxon.

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