des vêtements devaient prêts au pressing aujourd'hui à 12 H. je n'ai pas eu le temps de m'y rendre à l'heure dite, à 16 heures, on frappe à la porte. un homme est debout, dans ses mains mon trench rose et ma tunique bleu, sans que je lui donne l'adresse il a trouvé. conclusion: trois françaises dans un appartement à muhajirin ne passent pas inaperçu.
dimanche 18 novembre 2007
samedi 17 novembre 2007
vallée de l'euphrate
les dix derniers jours d'interruption s'expliquent par un voyage dans la vallée de l'euphrate.
partis de damas, nous sommes arrivés à palmyre, où les ruines et les montagnes dansent avec l'histoire, comme nulle part ailleurs. depuis la citadelle qui domine la ville, des groupes de dizaines et de dizaines de japonais attendent le coucher du soleil, et l'applaudissent une fois disparu, eux qui viennent du pays du soleil levant. dans les tombeaux nabatéens et romains aux alentours, les couleurs sont encore intactes et la solennité du lieu conservée pour le plaisir de l'oeil surpris du visiteur. accueillis par des bédouins, nous avons passé une soirée à danser la dabké, boire du thé, tous pieds nus et transpirants, rappelant les soirées-raclette tellement l'odeur était insuportable.
puis notre programme a été bouleversé après la rencontre avec fawwaz, notre chauffeur. le château qasr al-hayr al-sharqi en plein désert laisse le visiteur dans l'incompréshion la plus totale quant aux raisons de sa construction, isolé de tout. le soleil est couché, et fawwaz nous propose de dormir chez des bédouins, le frère du frère du cousin, du grand père de sa mère, mariée avec l'oncle paternel de son père, ou quelque chose comme ça. nous nous retrouvons sous une tente non loin du lac al assad, en compagnie d'élégants bedouins, coiffés de keffié, vêtus de blazers bleu marine enfilés sur une galabiyya mystérieusement impeccablement repassée, et couverts d'une magnifique fourrure pour se protéger du froid. nous nous retrouvons à boire du thé trop sucré tout en regardant un film américain sous-titré en arabe où jean-claude vandamme détient le pemier rôle. le ciel nous fait cadeau de ses plus belles étoiles, et le soleil nous réveille dès l'aurore. après un petit déjeuner, nous partons pour le lac al assad où une citadelle du XII siècle est entourée de l'eau azur du lac.
le déjeuner sur l'euphrate dans la ville de raqqa est parfait, nous mangeons du poisson du fleuve et nous reposons.
l'arrivée à deir ez zor, est un peu difficile, une fois que nous nous rendons compte que l'hôtel que nous avions réservé n'est autre qu'un trou à rats avec salle de bain commune. nous aterrissons alors dans un hôtel de standing, après trois jours de vadrouille, de saleté, et de tranpiration.
depuis deir ez zor, nous partons à mari, le site archéologique le plus impressionant, la ville la plus vieille du monde, à dix kilomètres de la frontière iraqienne. à la gare de deir ez zor, il faut perdre une demie heure dans un bureau sale, le temps de faire enregistrer nos passeports par des fonctionnaires incompétents qui fument, boivent du thé et se donnent des airs de dictateurs. de mari, nous allons à doura europos, un autre site plus "récent" dont la citadelle domine l'euphrate. nous nous faisons une fois de plus avoir par le soleil qui se couche 16h15 et raccourci dangereusement nos journées. qu'importe, nous restons une nuit de plus dans notre hôtel de standing, pour retourner le lendemain à la gare, faire enregistrer nos passeports, pour doura europos. un bédouins nous prend en stop au retour dans un pick up, dans lequel, une heure plus tôt, des moutons devaient occuper nos places...
six heures de bus suffisent à nous ramener à damas, la capitale mondiale du klaxon.
mercredi 7 novembre 2007
la politique c'est chic
le jeudi soir, il est de coutume de fêter le week-end. les soirées entre expatriés, foisonnent dans la vieille ville et autre part. à la fin de l'une d'elles, nous partons au sérail, une des boîtes de nuit de bab touma, le quartier chrétien de la vieille ville. l'ambiance est très détendue, classe moyenne supérieure qui s'amuse. un groupe de musique relaie le dj et joue des chansons entrainantes qui donnent envie de danser. parmi celles-ci, une chanson à la gloire de la glorieuse nation arabe, une autre à la gloire du glorieux président. je me suis alors demandée si des hymnes au grand nicolas sarkozy chaufferaient les dancefloors des boîtes parisiennes, parce q'ici, ça marche...
cham palace
j'étais invitée hier soir au restaurant du fameux cham palace, l'hôtel le plus chic de damas.
l'élégance et le désuet arabes sont au rendez-vous dès le hall d'entrée coiffé d'un immense lustre en cristal. le sol en marbre brille de mille feux, on pourrait presque y organiser une compétition de patinage artistique. la végétation luxuriante couvre la marquetterie des colonnes qui soutiennent le plafond. sur les murs, dans les couloirs, des tableaux d'orientalistes sont accrochés au dessus d'une commode en bois laqué, recouverte de marquetterie fine et élégante. nous arrivons au restaurant, pareils à ali baba losqu'il à dû pénétrer dans la caverne. le restaurant est au quinzième étage, circulaire, dans la quasi-obscurité, il jouit d'une vue complète sur la ville, illuminée. la montagne qui entoure damas porte une robe recouverte diamands ce soir, les lumières de la ville. coquette, la ville a ajouté à la fontaine de diamands d'étincellants émeraudes, les minarets allumés. le restaurant tourne, et permet de faire un tour de 360 degrés de la ville, tout en étant confortablement assis dans son fauteuil. nous passons de la montagne, à la mosquée des omeyyades, à la vieille ville, à tous les quartiers sans même tourner la tête. seul le vin fin libanais risque de nous faire la tête, relayé par la mélodie grattée sur les cordes d'un oud par un musicien en costume tradtionnel. voici un endroit où il est bon de croire au mille et une nuits.
hiver
nous sommes nous aussi passés à l'heure d'hiver il y a quelques jours. seul l'ifpo a du appliquer le changement à la bonne date, mais jours après jours, les damascènes remettent leurs pendules à l'heure. les 26 degrés quotidiens ne me font pas encore ressentir la saison, seulement le soleil qui se couche à 16h30.
escapade à basra
comme tous les week-ends, nous partons samedi dernier en escapade. la destination de notre choix est cette fois-ci, basra, à la frontière jordanienne, soit quelques deux cent kilomètres au sud de damas. nous nous rendons à la gare de baramké, suivant sagement les indications du guide. arrivés à la gare, aucun des bus et microbus garés ne partent dans notre direction. il faut se rendre à une autre gare bien à l'extérieur de damas, sur la route de la jordanie. à cinq, serrés dans un taxi, nous arrivons à la gare de sumariyyé. nous prenons les tickets, et nous préparons à monter dans un bus de "luxe"...il n'y a de luxueux que le verre d'eau versée depuis un vieux bidon en plastique orange par un garçon pas très heureux de travailler dans un bus de luxe. nos tickets comportent des numéro de place, mais après un moisici, la discipline ne fait plus partie de nos repères. seulement, ce joli mot me revient à l'esprit où un homme vient me voir, je suis assise à sa place. je me demande pourquoi personne ne s'arrête au feu rouge, mais respecte le numéro de son siège dans le bus. après quelques heures de voyage, nous arrivons à basra.
il s'agit d'un énorme site archéologique. parmi les vestiges et dans les vestiges, les habitants ont établi demeure. les ruines sont nabatéennes, romaines, byzantines et islamiques. temples polythéistes et mosquées se côtoient, thermes romains et fontaines aux ablutions. le linge des habitants sèche au dessus du decamanus, l'ancienne voie romaine, et des hommes vendent des fausses pièces de toutes les époques. je suis sûre qu'en demandant avec un grand sourire, ils sortiraient une pyramide égyptienne de leur tarbouche. après plusieurs heures passées sous un soleil de plomb, entre les pierres multicentenaires, parfois multimillénaires, nous nous installons à l'ombre des arbres d'un restaurant pour déjeuner. après une nécessaire pause, nous avons rendez-vous avec l'un des chocs visuels de notre vie, le théâtre romain. immense, élevé, élevé, majestueux, difficle à décrire. un français en vacances à basra (...) noterait la petitesse et l'inélégance de son stade national et parisien à côté de cet édifice.
le soleil se couche sur la ville entourée de désert. sa lumière donne des reflets rosés et orangés à une scène antique dépourvue de projecteurs, nous rentrons à damas, chez nous.
vendredi 2 novembre 2007
homme pressé
en allant en cours, un matin, à 8h30, j'ai vu un homme courir. une serviette sous la bras, sa veste dans l'autre, il courait pour attraper un micro. l'espace de quelques secondes, certains souvenirs parisiens me sont revenus.
lundi 29 octobre 2007
is quand je suis assise dans une salle de cours, deux japonaises de l'université de tokyo, une espagnole de madrid, un américain de georgetown, un belge de bruxelles, une suisse allemande, une allemande de münster me font face. notre langue de communication est l'arabe, nous passons des heures sur les mêmes textes arabes et nous échangeons quelques règles et exceptions trop fréquente en grammaire arabe. la mondialisation à parfois de beaux côtés.
dimanche 28 octobre 2007
maaloula
encore une fois ce week-end, il a suffit de prendre le microbus, une heure durant, pour avoir l'impression de faire un voyage dans l'espace et le temps. à une soixantaine de kilomètres au nord est de damas, maaloula est un petit village de l'anti-liban. les petites maisons bleues et beiges colorent une montagne brune. l'air est tellement pur qu'il pique mon nez dorénavant habitué à la pollution damascène, le ciel est tellement bleu qu'il fatigue mes yeux, maintenant accoutumés à la chappe de pollution grise qui recouvre la ville. le village constitue l'un des fiefs de la chrétienté dans les environs de damas, l'intêret y est donc de visiter deux monatsères, dont la contruction et le saint auquel ils sont dédiés relèvent de myhtes et légendes anciennes. l'un des deux monastère est accsessible après une marche à travers un étroit défilé, qui à certains endroits, ressemble à un tunnel tellement les deux pans de la montagne se rapproche. maaloula tient son nom à ce défilé, qui en araméen, siginifie l'entrée. et maaloula tient sa renommée à l'araméen, pratiqué encore actuellement dans le village par ses habitants. elle tient aussi sa renommée au sein de la communauté linguiste spécialiste de l'araméen, la langue parlée à maaloula n'est pas de l'araméen, mais un mélange de langues sémitiques. le soureth, serait la langue du christ, l'araméen, ou encore syriaque moderne. le débat est brûlant. les linguistes ont parfois de grandes préoccupations.
sécurité
un professeur était fier de nous annoncer que la syrie est le troisième pays le plus sûr au monde. derrière la malaisie et bruneï...
sur les toits de damas
le jeudi soir à damas sonne le début du week-end. aprs avoir connu la folie des nuits beyrouth, je découvre celle des nuits damascènes que j'avais fâcheusement tendance à sous-estimer. comme à beyrouth, la ville est pourvue de grands hôtel. come à beyrouth, ces grands hôtels sont hauts de plusieurs étages et donc profitent d'un toit avec une magnifique vue sur la montagne et la ville illuminée. comme à beyrouth, il fait encore 24 degrés à deux heures du matin. comme à beyrouth, on peut fêter le début du week-end en plein air, sur un terrasse surplombant la ville et la montagne. philippe starck s'est occupé d'une décoration noir, tantôt mat, tantôt laqué. des lustres modernes et baroques diffusent une lumière tamisée, la musique américaine est tellement forte qu'elle s'entend à des mètres alentours et a valu à la maison un procès pour tapage nocturne.
les femmes sont refaites et semblent jouer dans un clip musical. les hommes sont arrogants, et chasseurs, un cigare à a main, une rolex autour de l'autre poignet. j'ai l'étrange impression de ne plus être en syrie, ni à damas, et que tout ce qui m'entoure vient de sortir de la terre, pour ensuite y retourner. j'ai beau regarder autour de moi, dans la rue, dans les microbus, je ne reconnais personne, d'où sont-ils alors sortis?
jeu de l'oie damascène
le jeu de l'oie existe aussi à damas, à la différence qu'il ne se joue pas mais se vit. chaque joueur doit se munir de patience, de bonne humeur et obstination. l'objectif est d'obtenir une carte de résidence. la première partie du jeu se joue sans dés, il faut simplement suivre les instructions données par le maître du jeu et ses acolytes. il s'agit alors de vaquer entre les différents centres médicaux, de radiographie, bureaux de fonctionnaires, médecins, fonctionnnaires-médecins, médecins-fonctinnaires, tout en étant à l'affût du moindre tampon, consciencesement collé à l'aide d'une vieille éponge, du premier timbre à coller avec la même éponge, puis du second, du troisième, sans oublier la signature du fonctionnaire, celle du médecin, celle du fonctionnaire-médecin, et enfin celle du médecin-fonctionnaire. bien sûr il faut afronter divers obstacles, chauffeurs de taxis désireux de profiter du pouvoir d'achat des étrangers, réfugiés iraqiens, grosses voilées qui vous poussent dans n'importe quelle file d'attente, sous prétexte qu'elle sont plus vieilles, plus grosses et plus voilées que nous.
puis arrive la deuxième partie du jeu, la plus intéressante, mais la plus difficile aussi. la jeu se déroule das l'enceinte du bâtiment appellé al-hijra wa j-jaxazât, les services de l'immigration.
on joue seul, ou à plusieurs, tout en sachant que le jeu sera dur et long, et que la compagnie d'autres joueurs peut aider à supporter les différentes et inévitables épreuves qui nous attendent.
premier lancer de dé, rendez vous à la case à la case deuxième étage depuis la case départ. deuxième lancer de dé, nous mène à l'extérieur du bâtiment pour acheter un timbre à 25 livres à coller sur un formulaire à acheter à un fonctionnaire du deuxième étage du bâtiment dont on vient. le joueur suivant vous accompagne acheter le formulaire après avoir demandé à quatre fonctionnaires qui chacun, vous indiquent un endroit différent. une fois le formulaire acheté et délivré entre deux bouffées de cigarettes, il s'agit de se rendre rapidement à la case bureau-du fonctionnaire chargé des étrangers avant qu'une grosse et vieille voilée vous devance. à la case-bureau-du-fonctionnaire-chargé-des-étrangers, case piège. il manque une lettre d'une minstère de la culture adressée au minstère de l'intérieur, rentrez chez vous, passez votre tour le temps d'une semaine.
la semaine passe, vous retournez au bâtiment, que vous commencez à connaître, allez directement à la case bureau-du-fonctionnaire-chargé-des-étranger, muni du dossier complet. le dossier n'est pas complet, descendez, sortez et faites photocopier, une petite douzaine de feuilles. remontez au du deuxième étagne chez le fonctionnaire-chargé-des-étrangers pour l'opération le "fonctionnaire agraffe les feuilles" dans un mystérieux ordre, sûrement secret. joker, votre nom vous aide, vous tombez sur la case panarbisme-dépassé, avancer de deux cases. le tour suivant vous mène à la case mudîr (directeur), afin d'y obtenir une signature avant de retourner à la case bureau-du-fonctionnaire-chargé-des-étangers, celui vous envoie à la case computer. vous perdez deux tours à la chercher. à la case computer, présentez votre passeport avec le sourire à un fonctinnaire apparemment pas satisfait par les charmes quotidiens de son épouse. une fois le tampon tamponné et la signature griffonnée, rendez vous à la case-bureau-du-fonctionnaire-chargé-des-étrangers pour un autre tampon, une autre sigagnature. il vous délivre un papier volant, revenez dans deux mois.
mercredi 24 octobre 2007
les allusions dangereuses
ya hala, un opérateur de téléphonie mobile a lancé une nouvelle campagne de publicité. bien sûr, celle-ci vante les mérites de la marque, les slogans sont soignés et les mots choisis. quant à l'image, deux téléphones portables se font face, ils discutent entre eux. les publicistes n'ont pas choisi de les placer face aux lecteurs afin de ne pas rappeler de mauvais souvenir, ou bien d'éviter toute allusion dangeureuse, les feu twins towers...
mardi 23 octobre 2007
curiosité
après m'avoir demandé d'où je venais, le chauffeur de taxi m'a demandé comment un président de la république peut-il faire pour tenir son pays s'il n'est pas capable de retenir sa femme...des idées?
dimanche 21 octobre 2007
étoiles
dans les cafés et restaurants, la télévision est allumée en permanence, au cas où la vue ou l'écoute de notre compagnie devient ennuyante.
la chaîne préférée des patrons et des clients est sans conteste rotana clip. ni rotana tarab, ni rotana film, mais rotana clip. le titre est assez explicite, il s'agit donc d'une de chaîne de clips, les clips des chanteurs et chauteuses arabes.
les chanteurs et chanteuses évoluent dans un décor occidental et asceptisé. les chanteuses crient leur amour impossible, perdu, parfait, ou encore inavoué à un homme, généralement plus jeune ne correspondant pas vraiment au type oriental du beau brun ténébreux, mais plutôt à celui du jeune, blanc et blond occidental. elles portent des boucles d'oreilles plus longues, plus lourdes, plus brillantes que celles que l'on connait. leurs robes sont plus courtes, plus décolletés, plus moulantes que celles que l'on voit. avec un nez refait, une bouche refaite, des paumettes refaites, une poitrine refaite, des sourcils dessinés très longs et très fins, des yeux très maquillés, une bouche très colorée, leurs visages sont presque tous les mêmes avec la drôle incapacité de leur donner un âge approximatif. si l'idéal à atteindre est celui que rotana présente, sûrment il est plus agréable que la réalité montrée par al jazira. ici, on préfère le rêve à la réalité.
samedi 20 octobre 2007
démocratie à tout prix
les professeurs de l'ifpo sont tous touchés par la même maladie. je ne comprends pas et j'ai peur qu'elle soit contagieuse. à chaque cours, chaque matière, je diagnostgique avec tristesse une obession qui leur est commune. méthodes de travail, interactivité professeur-élèves, programme de l'année, remarques contructives, objectifs et grandes lignes du cours, le même mot se lit sur toutes les lèvres, et l'on pourrait réécrire le poème liberté d'éluard, en remplaçant liberté par ce mot.
démocratie, le pouvoir entre les mains du peuple. quelle étrange obsession, pour nous qui pensions que la démocratie était naturelle, innée, qu'on ne se battait pas pour elle, et surtout qu'on n'y pensait pas.
microbus
le transport en commun damascène est le microbus. plusieurs lignes facilitent les déplacement de l'usager dans la ville, quand le chauffeur en respecte le tracé. les arrêts décorent le trottoir, puisque tout passager doit faire un signe au chauffeur, à n'importe quel endroit et à n'importe quel moment de la journée pour que le chauffeur s'arrête, ou pas. une fois que l'usager a réussi a monter dans le micro en marche ou pas, il faut payer le chauffeur. si l'on se trouve sur la banquette juste derrière lui, on sert aussi de caissière, alors que toutes les pièces transitent, et savoir rendre la monnaie, avec le sourire de préférence. bien sûr, il ne faut pas porter de vêtements en soie, ou d'escarpins de dix centimètres et supporter les odeurs d'essence, de sueur et de cigarette. il faut aussi attendre le chauffeur qui s'arrête acheter une cassette audio quand le programme à la radio ne lui plait pas, ou du pain pour sa famille en fin de journée et parfois attendre qu'il retrouve son chemin avec l'aide des passagers qui donnent autant de chemin à prendre qu'il y a de passagers, au cas où le chauffeur suivrait docilement le chemin qui passe par hasard juste devant chez eux. une fois arrivé à destination, une demande polie suffit, je suis prête à attaquer une nouvelle journée lorsqu'elle commence aussi bien.
voyage en iran
prendre un taxi pour se rendre en iran en passant par l'iraq, c'est parfois possible.
bien sûr, on ne dit pas au chauffeur téhéran ou chiraz, mais il suffit de lui indiquer le mausolée de sayyida zaynab, à 20 kilomètres au sud de damas. à l'arrivée dans la ville, le chauffeur précise que 90% des habitants de la ville sont iraqiens, que les restau sont iraqiens, que leur langue est iraqienne, que leur façon vivre est iraqienne, bref, ils sont iraqiens. une fois l'iraq traversé, nous arrivons en iran, au mausolée de zaynab, fille de fatima, fille du prophète et d'ali. la vénérée zaynab serait enterrée ici, moi qui pensait qu'elle était au caire, après avoir visité le mausolée cairote. une fois arrivée, on me cache sous une grande abayya noire sous laquelle je dois aussi cacher mon sac à main, par pudeur. en avançant, la manche droit remonte dangereusement jusqu'au dessus du coude alors que je manque de me prendre les pieds dans la gauche. je traverse alors le cour pour aller à l'autre entrée avouer honteusement que je n'ai pas réussi à bien m'habiller...il m'ouvre alors une salle pour que je me recouvre. la visite peut alors commencer.
deux minarets encadrent une splendide couplole dorée que le soleil fait briller. au milieu de la cour, des hommes et des femmes prient, certains pleurent. nous rentrons dans la salle du mausolée, entrée des femmes. des petits miroirs couvrent les murs et feraient rougir de honte la galerie des glaces de versailles. des femmes pleurent et prient en même temps, embrassent le mausolée, puis pleurent et embrassent encore le mausolée. j'ai envie de le dire de pas être trop triste, qu'il y a un autre mausolée au caire, et que donc la vraie zaynab n'est peut-être pas dans la petite baraque qu'elles embrassent, mais je me retiens.
en sortant, nous nous promenons dans la ville où les photos du président côtoient celles de nasrallah.
l'appel à la prière se fait entendre, la nuit tombe, il est temps de rentrer à damas.
samedi 13 octobre 2007
tombée du lit
en raison de la fin du ramadan, l'imam de la mosquée en bas de chez moi nous a fait grâce d'une prière supplémentaire, à 7 heures ce matin. sa voix était tellement forte et la prière tellement longue que j'ai pensé être au fond de mon lit aux côtés de l'imam. quelle déceptioon au réveil, à la découverte de la place vide et froide à côté de moi, au lit.
cocquets
la cocquetterie des syriens peut parfois ête poussée à l'extrême.
à une heure et demie ce matin, en rentrant chez moi, je passe devant la boutique d'un coiffeur pour hommes, encore allumée. un client est perché sur le fauteuil, une serviette éponge un peu sale autour des épaules. il se fait raser alors que quatre autres hommes patientent que leur tour arrive. malgré l'heure tardive, la barbe de ces clients sera impeccable pour se jeter dans les bras de morphée une fois rentrés chez eux.
vendredi 12 octobre 2007
kell am u antum bi khayr
une ambiance de fêtes de fin d'année règne dans les rues de damas ce matin. outre le calme hebdomadaire du vendredi, le calme est celui du dernier jour de jeûn de ramadan. les rues sont désertes, les damascènes ont pour la plupart quitté la ville afin de profiter des quatres jours de vacances et de se reposer d'un éprouvant mois de jeûn sous une chaleur difficile à supporter quand même boire est interdit. tous les commerçants souhaitent un belle année à leurs clients, en forme pour le prochain ramadan.
sida
pour que le dossier de demande de carte de résidence soit complet il a fallu se rendre au dispensaire de zablatani, à l'est de damas, y faire le test du sida. le dispensaire ouvre à 9 heures. à 8 heures et demie, une foule de personnes se bouscule dans la boutique proche du dispensaire pour les photocopies du passeport, nécessaires à ce test. je regarde les passeport, la majorité sont iraqiens. en attendant que le dispensaire ouvre ses portes, la foule se presse contre les grilles, et des familles entières et nombreuses sont là. des enfants de moins de dix ans aussi. les femmes sont voilées, et les hommes portent vêtement et coiffure traditionnels.
alors que les portes ouvrent enfin, on appelle les étudiants, qui se feront piquer avec le personnel de maison, majoritairement philippin et sri lankais. deux bonnes heures s'écoulent, je suis assise dans la couloir, à attendre que l'on m'appelle pour la piqûre et à regarder le défilé des réfugiés iraqiens, des syriens venus accompagner leur bonne sri lankaise, des étudiants qui ont le même âge que moi. les infirmières sont enfin prêtes à piquer après avoir collé les photos d'identité de tous les candidats au test de la journée sur un cahier. tout le monde se précipite dans la salle minuscule alors qu'une voilée est en train de se battre avec sa manche parce que l'infirmière n'a pas encore trouvé la technique pour piquer à traver le tissu. je me fais piquer sous le regards attentif et étonné de cinq garçons. je sors, et les réfugiés iraqiens sont encore en train d'attendre, tout à été plus "rapide" parce que mon passeport est bordeaux, au contraire du leur qui est de couleur bleue.
en une matinée, le panarabisme et l'unité arabe se sont envolés, consignés dans mes livres écrits pas des intellectuels européens qui n'ont sans doute jamais fais le test du sida au dispensaire de zablatani.
nouvelle ère
une nouvelle ère semble s'ouvrir en syrie, du moins à damas.
depuis ma dernière visite, il y un an et demi, la ville a changé de look. on trouve des banques, libanaises, pire encore des distributeurs de billets à fréquence normale, du coca-cola et du diet pepsi, des boutiques occidentales gap, mango, benetton, stefanel et le comble, une boutique aïshti-aïzone que je pensais seulement convenir à la folie des grandeurs libanaises. la jet set sort le soir dans les quartiers chics, claque la porte d'un hummer ou d'une grosse mercedes pour s'assoir dans un café occidental mais pas trop.
je crois que la syrie est tombée dans le gouffre de l'ère de la consommation de masse et qu'il est temps de reprendre les choses en main.
mardi 9 octobre 2007
dialogue de sourds
Il arrive parfois qu´un étranger s´adresse à un syrien, toujours pour lui demander un service rendu. Le syrien peut être vendeur de fruits et légumes, épicier, serveur dans un restaurant occidental et ou de luxe, chauffeur de taxi, piéton…la situation devient cocasse lorsque l´ étranger se force à parler en arabe, parce qu´après tout il est là pour pratiquer et que le syrien n´utilise que l´anglais, parce qu´après tout, lui aussi connaît une langue étrangère.
boîte aux lettres
Je regarde un jeu télévisé cette nuit alors que je ne trouve pas le sommeil. Il s´agit d´une version arabe et même émiratie du fameux “qui veut gagner de millions”. Le présentateur se mouve dans un décor asceptisé glacial de climatisation et d´ambiance et s´adresse en arabe classique aux candidats. Mahmoud porte la tenue tradtionnelle des emiratis, abd ar-rahman aussi, de même qu´ abd al-aziz ou encore mohammad, nour ed-Dīn et le reste. Les candadidats sont tous des hommes, à l´exception d´une femme-boîte aux lettres, à la bouche voilée, au moins elle ne risque pas de gagner.
barbie au pays des mille et une nuits
Après de nombreux coups de fils, rendez-vous avec propriétaires et agents immobiliers, visites d´appart, j´emménage quatre jours après mon arrivée dans un appartement de luxe, barbie aux pays des mille et une nuits. Le carrelage de la salle de bains est vert et nacre, le meuble de la salle à manger est laqué en noir et doré et les poignés portent des faux diamants. Pour regarder le salon, je conseille de porter des lunettes de soleil tellement le doré des fauteuils Louis XVI (selon le propriétaire) est intense. Les rideaux pourraient avoir été volés au théâtre érotique de la rue de la huchette. Ma chambre ressemble à la chambre de la barbie de maman, sauf que la mienne est blanche et dorée. Lit aux proportions démesurées, armoires décorées d´arabesque, de dorures et de faux diamants, coiffeuse et tables de nuits-miroirs assorties et deux grandes fenêtres, l´une donnant sur la ville, l´autre sur la montagne, sont le cadre de mon nouveau et provisoire chez moi. Je crois que je vais finir par vraiment jouer la barbie aux pays des mille et une nuits.
résidence surveillée
La demande de carte de séjour relève d´une grande volonté de la part de l´étranger qui ne peut obtenir qu´un visa de trois ou six mois à l´ambassade de la réupublique arabe syrienne de son pays d´origine, tout en sachant qu´une présentation aux services de l´immigration est obligatoire quelque soit la durée de validité du visa.
Le dossier de demande de carte de séjour doit être constitué de deux formulaires, un en arabe, l´autre en français, remplis en double exemplaires chacuns. Le formulaire en français est envoyé au ministère de l´immigration avec trois photos du courageux candidat et le formulaire en arabe est accompagné de quatre photos, mais je ne sais pas encore où il est envoyé.
Il faut aussi faire le test du sida qui se fait au dispensaire de zablatani, à l´est de damas, et être prêt à faire la queue plusieurs heures avec des foules de réfugiés iraqiens. Ce test se fait le matin uniquement, au deuxième étage, mais il faut au préalable tomber sur le bon fonctionnaire du premier étage pour acheter le timbre fiscal, donner une photocopie du passeport, des photos d´identité ainsi qu´une lettre de recommendation de l´IFPO (Insttitut Français du Proche Orient, mon centre de recherches).
Une fois le test du sida fait, il faut ensuite se rendre au dispensaire de Bab Musalla pour le test de la tuberculose, une échographie des poumons, le matin uniquement.
La dossier de demande doit aussi contenir un timbre fiscal à acheter dans les points de ventes aux abords du bâtiment de la sûreté générale, avant d´y entrer pour y acheter un formulaire auprès d´un fonctionnaire du deuxième étage.
On y ajoute alors une nouvelle photocopie du passeport, état civil et visa d´entrée en syrie, une lettre de l´IFPO adressée à la sûreté, la copie d´une lettre adressée au ministère de la culture et un justificatif de résidence à faire établir par le mukhtar –maire- du quartier après avoir négocié avec le propriétaire qui rechigne à payer une taxe, et obtenu une traduction officielle de notre passeport français malheureusement pas écrit en arabe.
Laisser reposer trois bons mois, la carte de résidence est prête, bon appétit.
Le dossier de demande de carte de séjour doit être constitué de deux formulaires, un en arabe, l´autre en français, remplis en double exemplaires chacuns. Le formulaire en français est envoyé au ministère de l´immigration avec trois photos du courageux candidat et le formulaire en arabe est accompagné de quatre photos, mais je ne sais pas encore où il est envoyé.
Il faut aussi faire le test du sida qui se fait au dispensaire de zablatani, à l´est de damas, et être prêt à faire la queue plusieurs heures avec des foules de réfugiés iraqiens. Ce test se fait le matin uniquement, au deuxième étage, mais il faut au préalable tomber sur le bon fonctionnaire du premier étage pour acheter le timbre fiscal, donner une photocopie du passeport, des photos d´identité ainsi qu´une lettre de recommendation de l´IFPO (Insttitut Français du Proche Orient, mon centre de recherches).
Une fois le test du sida fait, il faut ensuite se rendre au dispensaire de Bab Musalla pour le test de la tuberculose, une échographie des poumons, le matin uniquement.
La dossier de demande doit aussi contenir un timbre fiscal à acheter dans les points de ventes aux abords du bâtiment de la sûreté générale, avant d´y entrer pour y acheter un formulaire auprès d´un fonctionnaire du deuxième étage.
On y ajoute alors une nouvelle photocopie du passeport, état civil et visa d´entrée en syrie, une lettre de l´IFPO adressée à la sûreté, la copie d´une lettre adressée au ministère de la culture et un justificatif de résidence à faire établir par le mukhtar –maire- du quartier après avoir négocié avec le propriétaire qui rechigne à payer une taxe, et obtenu une traduction officielle de notre passeport français malheureusement pas écrit en arabe.
Laisser reposer trois bons mois, la carte de résidence est prête, bon appétit.
histoires de klaxons
Les voitures sont ici équipées de klaxons, rien de plus étonnant. Leur fonction originelle selon mes lointains souvenirs d´heures de conduite serait d´avertir les autres conducteurs en cas de danger. Il semble qu´ici leur fonction première ait été détournée et je crois que les chauffeurs souffrent d´une grande solitude sur la route, puisqu´ils l´utilisent en permanence pour ne pas qu´on les oublie. Démarrer, avancer, reculer, tourner, accélerer ou freiner, demander au piéton de traverser la rue à un autre moment, tous les gestes sont accompagnés d´un beau, long et gras coup de klaxon. J´essaie d'entendre un cri de détresse derrière ce cri de la route, mais je n´arrive pas encore à m´y faire.
marée noire, marée humaine
Le souq al hamidiyye est un long couloir couvert, bordé des deux côtés de boutiques en tout genre: bijoux, instruments, livres ancients ou pas, lingerie coquine et très coquine, voiles à paillettes, glaces réputées…j´ai la bonne idée de prendre un taxi à l´heure de l´iftar-rupture du jeûn d´une journée de ramadan- pour m´y rendre. Les rues sont désertes et la ville me semble être mienne alors que le chauffeur casse la diète de la journée tout en conduisant. J´arrive à l´entrée du souq, les boutiques sont fermées et les lumières éteintes. je ne suis plus que dans un long couloir plongé dans le noir qui mène à la mosquée des omeyyades. Plus je pénètre et plus je dois affrontrer une marée humaine d´hommes qui sortent de la prière.
Aujourd´hui, j´ai appris à surfer entre les hommes qui avancent sans faire attention à moi. Je me repère aux lumières de leurs cigarettes allumées les unes après les autres pour combler une journée de privation.
Aujourd´hui, j´ai appris à surfer entre les hommes qui avancent sans faire attention à moi. Je me repère aux lumières de leurs cigarettes allumées les unes après les autres pour combler une journée de privation.
mardi 2 octobre 2007
sur le chemin de damas
lundi 1er octobre, beyrouth
apès dix jours passés au liban, le our du départ définitif est arrivé. comme convenu la veille, le chauffeur de taxi dit passer aujourd'hui me prendre en bas de l'immeuble dix heures, il appellera une demie-heure avant d'arriver.
il est 9h30, je suis prête à partir, lavée et brushée, les valises bouclées. l'appel n'arrive pas, et, habitude orientale, je ne m'inquiète pas de son retard. entre temps, je me rends compte que ma ligne française a été coupée, comme je l'avais demandé le premier octobre. je dors chez une amie ce soir à mon arrivée à damas, nous ne nous sommes pas donné de rendez-vous. son portable français ne répond pas, et je n'arrive pas à la joindre sur le numéro syrien qu'elle m'a donné.
deux heures plus tard, le chauffeur de taxi n'a toujous pas appelé, et j'ai eu le temps de refaire trois fois ma manucure et de penser à plus de cent scénarii au cas où je ne joindrai pas ma copine. en fin j'arrive à la joindre sur son téléphone syrien, nous convenons d'un rendez-vous, 17 heures devant l'ambassade de france.
il est midi, et le chauffeur appelle pour annoncer sa présence en bas de l'immeuble. je descends mes quarante kilos de bagages que l'on fourre dans le coffre. nous nous rendons à son bureu pour tenter de ramasser d'éventuels clients, les embouteillages sur la route qui mène à son bureau nous fot perdre une bonne demie heure. un de ses amis qui part en jordanie monte avec nous, puis nous allons chercher une autre cliente, il faut encore passer le centre ville et les embouteillages. puis c'est au tour de "abouna" (le curé) de monter, mais le rendez vous n'est pas clair et nous tourner une bonne demie heure pour le retrouver. nous quittons finalement beyrouth une heure et demie après que je sois montée dans le taxi, soit trois heures et demies après l'horaire convenu.
u bout d'une heure nous faisons une première pause de dix minutes dans un supermarché snack où le chauffeur achète du zaatar berri, du thym sauvage. le taxi est empli d'odeur de thym, j'ai l'impressin de faire une ballade en forêt plus que de me rendre à la frontière syrienne.
nous arrivonsà la frontière libanaise pour faire les formalités de départ. je passe au comptoir des étranger sous le regard bienveillant et la surveillance éloignée du chauffeur de taxi qui se tranforme depuis peu en ma bonne étoile. tout se passe bien. puis il fait rire tous les douaniers en leur raconter que j'ai rempli mon carton d'entrée en syrie au crayon rouge.
nous arrivons ensuite à l'entrée syrienne, accueillis par des portraits du président actuel ainsi que de son prédécesseur, son père. il doit être vraiment bien aimé ici, car il y en a beaucoup, et les slogans sont élogieux, "nous t'aimons", "tu es la force, l'honneur et la protection", ...
mon nom est arabes, mon père et libanais, et je n'ai pas la nationalité libanaise, premier problème. mon visa est de trois mois, et je vais rester plus, je dis que je vais rester trois, mois, second problème, je ne peux pas rester plus d'un mois, il faudra sortir et refaire un visa de vingt-trois euros dans un mois. je ne dis rien et accepte. nous passons la frontière, et ils demandent à ouvrir le coffre, descendre les sacs. mes livres sont jetés par terre, puis je les ramasses rapidement avant de remonter dans le taxi. "il y a quelque chose", me dit le chauffeur.
après une heure de belle route, bordée de publicités (très peu), de photos du président (beaucoup) et de slogans, nous voyons la ville. elle est gris et la montagne du jabal qassioun semble l'empêcher de s'étendre vers le fond). nous arrivons à bab sarqi dans la vieille ville, et je n'arrive pas à joindre mon amie avec le portable que me prête le chauffeur. il est 15h30, et j'ai rende vous avec elle à 17h00. je connais le quartier de l'ambassade et n'envisage aucune possibilité d'attente avace mes quarantes kilos dans le coin, sans café ni restaurant.
un autre chauffeur de taxi apelé par le premier me prend et m'emmène sur le lieu du rendez-vous, il est très gentil, on discute beaucoup de tout, je lui explique mon problème, il me prête son téléphone pour que je joigne a copine qui ne répond toujours pas. nous attendons une vingtaine de minutes devant l'ambassade mais les agents de sécurité nous demandent de partir, j'ai beau être française, il y a des français malintentionnés, comme partout. le chauffeur m'emmène donc acheter une carte sim syrienne et des unités de téléphone. je remlis un formulaire, empreinte digitale et signature exigées.
puis nous attendons encore devant l'ambassade, marion arrive enfn avec emmanuel. le chauffeur nous emmène jusqu'à leur appartement, à deux pas.
l'appartement est grand est lumineux, nous buvons un verre sur la terrasse. le bruit est incriyable, les gens se pressent de rentrer chez eux avant l' iftar, la rupture du jeûn de la journée. puis le calme tombe, pas un bruit dans la rue, tous en train de manger. pour les accompagner dans leur pratique religieuse, nous buvons une bouteille de vin libanais à leur santé.
nous dînons ensuite dans le restaurant des chercheurs français où j'avais déjeuné un an et demi plus tôt avec mathieu. nous rentrons à pieds, à 23 heures, les boutiques sont ouvertes. je découvre avec plaisir qu'un gap, kookai, promod se sont ouverts depuis ma précédente venue. moi qui pensait acheter mes vêtements à beyrouth...
nous rentrons en marchand doucement, emmanuel se fait raser la barbe tandis que nous buvons un jus, assises sur des chaises en plastique posées sur le trottoir, doucement. il fait bon.
puis je me couche, et me fais bien sûr réveiller par les klaxons et l'appel du muezzin vers les 4h30 du matin. bienvenue en orient...
apès dix jours passés au liban, le our du départ définitif est arrivé. comme convenu la veille, le chauffeur de taxi dit passer aujourd'hui me prendre en bas de l'immeuble dix heures, il appellera une demie-heure avant d'arriver.
il est 9h30, je suis prête à partir, lavée et brushée, les valises bouclées. l'appel n'arrive pas, et, habitude orientale, je ne m'inquiète pas de son retard. entre temps, je me rends compte que ma ligne française a été coupée, comme je l'avais demandé le premier octobre. je dors chez une amie ce soir à mon arrivée à damas, nous ne nous sommes pas donné de rendez-vous. son portable français ne répond pas, et je n'arrive pas à la joindre sur le numéro syrien qu'elle m'a donné.
deux heures plus tard, le chauffeur de taxi n'a toujous pas appelé, et j'ai eu le temps de refaire trois fois ma manucure et de penser à plus de cent scénarii au cas où je ne joindrai pas ma copine. en fin j'arrive à la joindre sur son téléphone syrien, nous convenons d'un rendez-vous, 17 heures devant l'ambassade de france.
il est midi, et le chauffeur appelle pour annoncer sa présence en bas de l'immeuble. je descends mes quarante kilos de bagages que l'on fourre dans le coffre. nous nous rendons à son bureu pour tenter de ramasser d'éventuels clients, les embouteillages sur la route qui mène à son bureau nous fot perdre une bonne demie heure. un de ses amis qui part en jordanie monte avec nous, puis nous allons chercher une autre cliente, il faut encore passer le centre ville et les embouteillages. puis c'est au tour de "abouna" (le curé) de monter, mais le rendez vous n'est pas clair et nous tourner une bonne demie heure pour le retrouver. nous quittons finalement beyrouth une heure et demie après que je sois montée dans le taxi, soit trois heures et demies après l'horaire convenu.
u bout d'une heure nous faisons une première pause de dix minutes dans un supermarché snack où le chauffeur achète du zaatar berri, du thym sauvage. le taxi est empli d'odeur de thym, j'ai l'impressin de faire une ballade en forêt plus que de me rendre à la frontière syrienne.
nous arrivonsà la frontière libanaise pour faire les formalités de départ. je passe au comptoir des étranger sous le regard bienveillant et la surveillance éloignée du chauffeur de taxi qui se tranforme depuis peu en ma bonne étoile. tout se passe bien. puis il fait rire tous les douaniers en leur raconter que j'ai rempli mon carton d'entrée en syrie au crayon rouge.
nous arrivons ensuite à l'entrée syrienne, accueillis par des portraits du président actuel ainsi que de son prédécesseur, son père. il doit être vraiment bien aimé ici, car il y en a beaucoup, et les slogans sont élogieux, "nous t'aimons", "tu es la force, l'honneur et la protection", ...
mon nom est arabes, mon père et libanais, et je n'ai pas la nationalité libanaise, premier problème. mon visa est de trois mois, et je vais rester plus, je dis que je vais rester trois, mois, second problème, je ne peux pas rester plus d'un mois, il faudra sortir et refaire un visa de vingt-trois euros dans un mois. je ne dis rien et accepte. nous passons la frontière, et ils demandent à ouvrir le coffre, descendre les sacs. mes livres sont jetés par terre, puis je les ramasses rapidement avant de remonter dans le taxi. "il y a quelque chose", me dit le chauffeur.
après une heure de belle route, bordée de publicités (très peu), de photos du président (beaucoup) et de slogans, nous voyons la ville. elle est gris et la montagne du jabal qassioun semble l'empêcher de s'étendre vers le fond). nous arrivons à bab sarqi dans la vieille ville, et je n'arrive pas à joindre mon amie avec le portable que me prête le chauffeur. il est 15h30, et j'ai rende vous avec elle à 17h00. je connais le quartier de l'ambassade et n'envisage aucune possibilité d'attente avace mes quarantes kilos dans le coin, sans café ni restaurant.
un autre chauffeur de taxi apelé par le premier me prend et m'emmène sur le lieu du rendez-vous, il est très gentil, on discute beaucoup de tout, je lui explique mon problème, il me prête son téléphone pour que je joigne a copine qui ne répond toujours pas. nous attendons une vingtaine de minutes devant l'ambassade mais les agents de sécurité nous demandent de partir, j'ai beau être française, il y a des français malintentionnés, comme partout. le chauffeur m'emmène donc acheter une carte sim syrienne et des unités de téléphone. je remlis un formulaire, empreinte digitale et signature exigées.
puis nous attendons encore devant l'ambassade, marion arrive enfn avec emmanuel. le chauffeur nous emmène jusqu'à leur appartement, à deux pas.
l'appartement est grand est lumineux, nous buvons un verre sur la terrasse. le bruit est incriyable, les gens se pressent de rentrer chez eux avant l' iftar, la rupture du jeûn de la journée. puis le calme tombe, pas un bruit dans la rue, tous en train de manger. pour les accompagner dans leur pratique religieuse, nous buvons une bouteille de vin libanais à leur santé.
nous dînons ensuite dans le restaurant des chercheurs français où j'avais déjeuné un an et demi plus tôt avec mathieu. nous rentrons à pieds, à 23 heures, les boutiques sont ouvertes. je découvre avec plaisir qu'un gap, kookai, promod se sont ouverts depuis ma précédente venue. moi qui pensait acheter mes vêtements à beyrouth...
nous rentrons en marchand doucement, emmanuel se fait raser la barbe tandis que nous buvons un jus, assises sur des chaises en plastique posées sur le trottoir, doucement. il fait bon.
puis je me couche, et me fais bien sûr réveiller par les klaxons et l'appel du muezzin vers les 4h30 du matin. bienvenue en orient...
crise de schizophrénie aigüe
si j'étais médecin, je diagnostiquerai une sérieuse crise de schizophrénie pour le liban.
les filles sortent de leur séance manucure-pédicure-épilation-brushing bi-hebdomdaire, alors que les employés de chez sukleen souffrent quotidiennement à ramasser les ordures sous un soleil de plomb et une chaleur accablante. les sri lakaises, phlippines, éthiopiennes, soudanaises et autres prennent les micro bus pour se rendre chez leurs employeurs tandis que les femmes viennent en hummer ou en coupé sport à l'ABC-ashrafiyyé dépenser plus de sous que ce que reçoivent leurs employées en un mois. la jeunesse dorée et occidentalisée sort à l'aube des bars branchées de gemmayzé, le reste va jouer au billiard ou au bowling au link dans une salle enfummée et mal asonnorisée. les étudiantes à la sortie de l'USJ (Université Saint-Jospeh) ou de l'AUB (American University of Beyrouth) sont insolentes d'élégance tandis que les ninja de la banlieue sud sont insolentes de pudeur. le mois de ramadan assiste à l'ouverture des cafés et restaurants pendant les heures de jeûn. la chaleur à beyrouth est étouffante tandis qu'à la montagne, les libanais jouissent d'une délicieuse douceur. les filles doivent être vierges avant le mariage, mais pas leur futur époux. la langue maternelle est l'arabe alors que le français ou l'anglais sont de rigueur pour toute personne chic, branchée, voire cultivée. la carte des cigares au café-restau la galerie à côté des publicités pour les associations caritatives islamiques. les renault 12 défoncées avec une petite dizaine de passagers roulent sur l'autostrad derrière des hummers, des grosses jeeps, des voitures de sport.
tout ces symptômes, cher liban, sont signes d'une crise de dédoublement de la personnalité.
les filles sortent de leur séance manucure-pédicure-épilation-brushing bi-hebdomdaire, alors que les employés de chez sukleen souffrent quotidiennement à ramasser les ordures sous un soleil de plomb et une chaleur accablante. les sri lakaises, phlippines, éthiopiennes, soudanaises et autres prennent les micro bus pour se rendre chez leurs employeurs tandis que les femmes viennent en hummer ou en coupé sport à l'ABC-ashrafiyyé dépenser plus de sous que ce que reçoivent leurs employées en un mois. la jeunesse dorée et occidentalisée sort à l'aube des bars branchées de gemmayzé, le reste va jouer au billiard ou au bowling au link dans une salle enfummée et mal asonnorisée. les étudiantes à la sortie de l'USJ (Université Saint-Jospeh) ou de l'AUB (American University of Beyrouth) sont insolentes d'élégance tandis que les ninja de la banlieue sud sont insolentes de pudeur. le mois de ramadan assiste à l'ouverture des cafés et restaurants pendant les heures de jeûn. la chaleur à beyrouth est étouffante tandis qu'à la montagne, les libanais jouissent d'une délicieuse douceur. les filles doivent être vierges avant le mariage, mais pas leur futur époux. la langue maternelle est l'arabe alors que le français ou l'anglais sont de rigueur pour toute personne chic, branchée, voire cultivée. la carte des cigares au café-restau la galerie à côté des publicités pour les associations caritatives islamiques. les renault 12 défoncées avec une petite dizaine de passagers roulent sur l'autostrad derrière des hummers, des grosses jeeps, des voitures de sport.
tout ces symptômes, cher liban, sont signes d'une crise de dédoublement de la personnalité.
jeudi 27 septembre 2007
mercredi 26 septembre
je pars a tripoli voir le souq des savons et visiter un peu la ville. j´y suis déjà allé, mais je n´avais eu le droit de la voir que derrière les vitres de la voiture car la ville est à majorité sunnite...
la route est belle, elle longe la mer et la montagne. des barrages marquent l´entrée de la ville. les militaires sont très nombreux depuis les affrontements récents entre l´armée libanaise et les islamistes du camp palestinien de la ville.
la route est belle, elle longe la mer et la montagne. des barrages marquent l´entrée de la ville. les militaires sont très nombreux depuis les affrontements récents entre l´armée libanaise et les islamistes du camp palestinien de la ville.
flat and proud
la plus grosse pollution ici est sûrement la pollution visuelle que les publicités gigantesques et omniprésentes produisent. en plus d´une pollution visuelle, c´est une pollution intellectuelle qui touche les libanais. la derniere publicité a pour titre “flat and proud”, plate et fière de l´être. on y voit une blonde à l air occidental, aussi maigre que nos mannequins des défilés parisiens près d´un écran plat. sûrement, les jeunes libanaises iront voir leur diététicien de famille pour demander à subir un régime draconien et dangeureux pour leur santé afin d´être, elles aussi, plates et fières de l´être.
mardi 25 septembre
le climat beyrouthin me semble assez tendu aujourd hui. la premiere séance parlementaire après l´été s´ouvre aujourd´hui. les routes autour du parlement fermées, l´interdiction de stationner et le couvre feu ne me donnent pas vraiment envie de sortir. Je décide alors d´aller me réfugier a l´insttitut de beauté, de retrouver manal mon esthéticienne et mes habitudes orientales de manucure et de pédicure.
le salon grouille de femmes, tous âges et tous mileux confondus. certaines entrent pour savoir si leur manucure peut faire la journee et acceptent bien entendu de la refaire lorsque, ô surprise, l´esthéticenne affirme les sourcils froncés et les yeux tristes que non, ca ne peut pas attendre. une fillette de quinze ans sort de l´épilation pour rejoindre la table de manucure, une jeune femme blonde au sourcils bruns et foncés vient prendre rendez vous, le tout sur fond de musique française démodée. l´institut de beauté joue un rôle très important dans cette société particulière qu´est la société des femmes. plus qu´un centre de beauté, il s´agit d´un lieu de rencontre, d´échanges et de liberté de parole, un lieux oú les femmes volent des instants interdits.le récent film caramel sukkar banat, de nadine labaki nous en livre un bon aperçu.
une fois la séance levée, les routes ouvertes et le retour du trafic à la normale, je prends un micro bus pour me rendre dans le hamra, le quartier musulman de beyrouth ouest. j´ai envie de sentir l´ambiance d´un ramadan au liban, à beyrouth au moins. au contraire de tout ce que j´ai pu connaitre au caire, rien ne semble différent, les boutiques sont ouvertes ainsi que restaurants et cafés.
le salon grouille de femmes, tous âges et tous mileux confondus. certaines entrent pour savoir si leur manucure peut faire la journee et acceptent bien entendu de la refaire lorsque, ô surprise, l´esthéticenne affirme les sourcils froncés et les yeux tristes que non, ca ne peut pas attendre. une fillette de quinze ans sort de l´épilation pour rejoindre la table de manucure, une jeune femme blonde au sourcils bruns et foncés vient prendre rendez vous, le tout sur fond de musique française démodée. l´institut de beauté joue un rôle très important dans cette société particulière qu´est la société des femmes. plus qu´un centre de beauté, il s´agit d´un lieu de rencontre, d´échanges et de liberté de parole, un lieux oú les femmes volent des instants interdits.le récent film caramel sukkar banat, de nadine labaki nous en livre un bon aperçu.
une fois la séance levée, les routes ouvertes et le retour du trafic à la normale, je prends un micro bus pour me rendre dans le hamra, le quartier musulman de beyrouth ouest. j´ai envie de sentir l´ambiance d´un ramadan au liban, à beyrouth au moins. au contraire de tout ce que j´ai pu connaitre au caire, rien ne semble différent, les boutiques sont ouvertes ainsi que restaurants et cafés.
lundi 24 septembre
l´évènement de la journée est climatique.
après avoir passé une belle journée à me promener à broummana, le deauville libanais, beyt meri, fanar avec bachir un libanais rencontré à casablanca venu dix jours au liban seulement pour chasser, je pars faire du sport avec ma tante et sa voisine. il s´agit en fait marcher une quinzaine de minutes à l´aller, puis une autre quinzaine de minutes au retour. en effet, être piéton au liban relève parfois de l´exploit sportif, mais pas dans notre banlieue residentielle.
nous commençons donc notre marche, c´est agréable d´être témoin de leurs conversations.
puis ma tante aborde le sujet voyage-de-najla-en-taxi-depuis-beyrouth-jusqu´à-damas qui travaille tous les esprits de la famille nakhlé ces temps-ci. la voisine trouve une solution: un chauffeur qui travaille avec sa soeur depuis des années et des années, mais surtout, un chrétien. l´affaire est close, nous continuons donc sur notre lancée, jusqu´à ce que nous nous fassions surprendre par de grosses gouttes…le hall du premier immeuble que nous trouvons nous sert de refuge. d´autres personnes ont eu la même idée que nous, on discute pour faire connaissance. les funérailles d´antoine ghanem le député tué la semaine dernière dans un attentat à la voiture piégée, la hausse des prix, ces musulmans bizarres qui jeunent, le kilo de concombre désormais à 2 500 livres (1, 20 euro), la rentrée et l´été qui passe trop vite. la pluie cesse, mais tout le monde en parle encore.
après avoir passé une belle journée à me promener à broummana, le deauville libanais, beyt meri, fanar avec bachir un libanais rencontré à casablanca venu dix jours au liban seulement pour chasser, je pars faire du sport avec ma tante et sa voisine. il s´agit en fait marcher une quinzaine de minutes à l´aller, puis une autre quinzaine de minutes au retour. en effet, être piéton au liban relève parfois de l´exploit sportif, mais pas dans notre banlieue residentielle.
nous commençons donc notre marche, c´est agréable d´être témoin de leurs conversations.
puis ma tante aborde le sujet voyage-de-najla-en-taxi-depuis-beyrouth-jusqu´à-damas qui travaille tous les esprits de la famille nakhlé ces temps-ci. la voisine trouve une solution: un chauffeur qui travaille avec sa soeur depuis des années et des années, mais surtout, un chrétien. l´affaire est close, nous continuons donc sur notre lancée, jusqu´à ce que nous nous fassions surprendre par de grosses gouttes…le hall du premier immeuble que nous trouvons nous sert de refuge. d´autres personnes ont eu la même idée que nous, on discute pour faire connaissance. les funérailles d´antoine ghanem le député tué la semaine dernière dans un attentat à la voiture piégée, la hausse des prix, ces musulmans bizarres qui jeunent, le kilo de concombre désormais à 2 500 livres (1, 20 euro), la rentrée et l´été qui passe trop vite. la pluie cesse, mais tout le monde en parle encore.
dimanche 23 septembre
quand arrive le week end, les beyouthins ont pour habitude de quitter leur ville afin de chercher à la montagne la fraîcheur et le calme que beyrouth, chaude et étouffante ne peut leur offrir. la nature est généreuse au liban. les deux heures de route me permettent d´admirer les champs de banane, les oliviers plantés en escaliers, les forêts de pins, la montagne tantôt rocailleuse, tantôt recouverte d´arbres.
notre village est btaddine, une vingtaine de maisons où tout le monde se connaît et a grandi ensemble, grand-mères et grand-pères, mères et pères, filles et garçons.
la vie est rustique, simple et authentique, telle que la décrivent les nombreux poèmes de zajal que j´ai pu étudier. ce dimanche, carole monte ave son fiancé, l´évènement de la journée ainsi que des conversations de la semaine.
notre village est btaddine, une vingtaine de maisons où tout le monde se connaît et a grandi ensemble, grand-mères et grand-pères, mères et pères, filles et garçons.
la vie est rustique, simple et authentique, telle que la décrivent les nombreux poèmes de zajal que j´ai pu étudier. ce dimanche, carole monte ave son fiancé, l´évènement de la journée ainsi que des conversations de la semaine.
mardi 25 septembre 2007
samedi 22 septembre
comme convenu par internet avant mon départ, je téléphone aujourd´hui à assaad khairallah, professeur de littérature contemporaine à l´AUB (American University of Beirout). il est très bavard et très à l´aise, il est libanais. nous convenons d´un rendez-vous, nous passerons le prendre devant l´université le même jour à 18 heures pour nous rendre chez raymond jbara, ionesco de la littérature contemporaine libanaise et arabe.
carole et son amie reine nous accompagnenent, nous nous rendons à qornet chehwane chez l´auteur. sa maison est vaste, décorée avec goût, des tableaux, des photos, des meubles orientaux anciens, et des objets précieux. un petit vieux assisté par sa bonne sri-lankaise car délaissé par sa femme, folle, vêtue d´un kimono qui ressemble plus à une soutane de prêtre maronite qu´à celui d´une geisha. nous discutons théâtre, souvenirs et auteurs avec monsieur jbara qui ne semble pas au courant de son succès et de sa réputation. il fume cigarette sur cigarette qu´il peine à allumer à cause de sa paralysie. après deux bonnes heures, nous sentons qu´il est grand temps de quitter la maison pour ne pas rater le samedi soir à beyrouth.
nous arrivons dans le coeur de la nuit beyrouthine, gemmayzé. impossible de renter en voiture dans la rue principale du quartier, même la peine d´imaginer rentrer dans un bar. nous nous retranchons sur le bubble, bar branché sur le toit d´un hôtel de luxe. l´endroit est branché, les clients aussi. la vue du toit sur beyrouth et la méditerranée est splendide. nous passons quelques heures avant de rejoindre le maysoun, nouveau café-restau de notre quartier. à l´entrée des voitures de sport, des cabriolets et des gros 4x4 somt garés. à l´interieur, les murs sont en pierre, d´autres peints en rouge sur lesquels des tableaux d´art contemporain sont accrochés il y a des lustres en cristal au plafond. on y mage de la nourriture occidentale et surout américaine en y fumant un narguilé. mes yeux sont occupés à contempler le spectacle, mais les escarpins de ma voisine imprimé peau de léopard hauts de huit centimètres et aux brides vernis rouge m´inquiètent. je n´aurai même pas obligé ma barbie à en porter de tels.
la soirée se termine et nous buvons un verre de vin devant une émission musicale débile, avant de nous coucher.
carole et son amie reine nous accompagnenent, nous nous rendons à qornet chehwane chez l´auteur. sa maison est vaste, décorée avec goût, des tableaux, des photos, des meubles orientaux anciens, et des objets précieux. un petit vieux assisté par sa bonne sri-lankaise car délaissé par sa femme, folle, vêtue d´un kimono qui ressemble plus à une soutane de prêtre maronite qu´à celui d´une geisha. nous discutons théâtre, souvenirs et auteurs avec monsieur jbara qui ne semble pas au courant de son succès et de sa réputation. il fume cigarette sur cigarette qu´il peine à allumer à cause de sa paralysie. après deux bonnes heures, nous sentons qu´il est grand temps de quitter la maison pour ne pas rater le samedi soir à beyrouth.
nous arrivons dans le coeur de la nuit beyrouthine, gemmayzé. impossible de renter en voiture dans la rue principale du quartier, même la peine d´imaginer rentrer dans un bar. nous nous retranchons sur le bubble, bar branché sur le toit d´un hôtel de luxe. l´endroit est branché, les clients aussi. la vue du toit sur beyrouth et la méditerranée est splendide. nous passons quelques heures avant de rejoindre le maysoun, nouveau café-restau de notre quartier. à l´entrée des voitures de sport, des cabriolets et des gros 4x4 somt garés. à l´interieur, les murs sont en pierre, d´autres peints en rouge sur lesquels des tableaux d´art contemporain sont accrochés il y a des lustres en cristal au plafond. on y mage de la nourriture occidentale et surout américaine en y fumant un narguilé. mes yeux sont occupés à contempler le spectacle, mais les escarpins de ma voisine imprimé peau de léopard hauts de huit centimètres et aux brides vernis rouge m´inquiètent. je n´aurai même pas obligé ma barbie à en porter de tels.
la soirée se termine et nous buvons un verre de vin devant une émission musicale débile, avant de nous coucher.
vendredi 21 sepembre
le premier jour à beyrouth est toujours difficile, il s´agit non pas de s´adapter au décalage horaire qui n´est que d´une heure supplémentaire, mais de régler sa montre à la montre orientale.
il me faut alors prendre deux heures pour me réveiller, une heure pour le petit déjeuner, une autre avant de prendre la café sur la terrasse, puis encore une ou deux que les tantes venues me rendre visite les bras chargés de cadeaux s´octroient en retard. puis il faut encore prendre le temps d´attendre que la chaleur tombe avant de pouvoir sortir, et prendre le temps d´une soirée lors de laquelle j´assiste au sempiternel ballet de la famille, tantes, oncles et cousins, des nouvelles du travail de la famille, de la santé, de la france, du café, des fruits, des débats politiques qui se finissent mal, des fruits une deuxième fois et des départs apès que la maîtresse de maison ait insisté au moins trois fois pour que ses hôtes restent encore pour le dîner.
il me faut alors prendre deux heures pour me réveiller, une heure pour le petit déjeuner, une autre avant de prendre la café sur la terrasse, puis encore une ou deux que les tantes venues me rendre visite les bras chargés de cadeaux s´octroient en retard. puis il faut encore prendre le temps d´attendre que la chaleur tombe avant de pouvoir sortir, et prendre le temps d´une soirée lors de laquelle j´assiste au sempiternel ballet de la famille, tantes, oncles et cousins, des nouvelles du travail de la famille, de la santé, de la france, du café, des fruits, des débats politiques qui se finissent mal, des fruits une deuxième fois et des départs apès que la maîtresse de maison ait insisté au moins trois fois pour que ses hôtes restent encore pour le dîner.
jeudi 20 septembre
après les 4o kilos de bagages transportés dans le RER, à l´aéroport, à l´enregistrement, je m´assois dans l´avion pour le premier vol qui m´emmène à Larnaca. pendant l´escale, deux libanais de mon âge m´offent un café. ils rentrent de trois mois de stage à paris et ne partagent pas mon enthousiasme à la perspective de l´arrivée à beyrouth. je les sens amers et désillusionnés à côté de mes idéaux et rêves. je souris à la vue de la côte libanaise depuis le hublot. de nuit, elle me paraît être une vitrine de la place vendôme. je souris aussi à entendre les traditionnels applaudissements destinés au pilotes après l´aterrissage réussi.
quinze minutes me suffisent pour descendre de l´avion, faire les formalités de visa et récupérer les bagages. je découvre l´efficacité libanaise tout comme ma famille qui arrive avec une demie heure de retard ne soupçonnant pas la ponctualité dont j´ai été la victime.
beyrouth ne semble pas avoir changé, il fait une chaleur de plomb, il est 23 heures.
quinze minutes me suffisent pour descendre de l´avion, faire les formalités de visa et récupérer les bagages. je découvre l´efficacité libanaise tout comme ma famille qui arrive avec une demie heure de retard ne soupçonnant pas la ponctualité dont j´ai été la victime.
beyrouth ne semble pas avoir changé, il fait une chaleur de plomb, il est 23 heures.
jeudi 20 septembre 2007
nouveau départ
paris, 8h47.
après une dernière semaine parisienne passée dans les couloirs des administrations, dans les rues arborées de saint germain-des-prés, dans les cafés et les restau, avec famille et amis, ma valise est bouclée et le départ proche. je me prépare à une nouvelle année à l'étranger. après l' inoubliable expérience cairote deux ans plus tôt, damas me tend ses bras que je ne saurai refuser. trop près de beyrouth pour ne pas y aller, je passe d'abord par le liban avant de rejoindre la capitale syrienne.
le froid parisien est retombé depuis quelques jours, annonçant l'automne, la rentrée, et pire encore, l'hiver. il est temps de partir.
après une dernière semaine parisienne passée dans les couloirs des administrations, dans les rues arborées de saint germain-des-prés, dans les cafés et les restau, avec famille et amis, ma valise est bouclée et le départ proche. je me prépare à une nouvelle année à l'étranger. après l' inoubliable expérience cairote deux ans plus tôt, damas me tend ses bras que je ne saurai refuser. trop près de beyrouth pour ne pas y aller, je passe d'abord par le liban avant de rejoindre la capitale syrienne.
le froid parisien est retombé depuis quelques jours, annonçant l'automne, la rentrée, et pire encore, l'hiver. il est temps de partir.
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