mardi 2 octobre 2007

sur le chemin de damas

lundi 1er octobre, beyrouth

apès dix jours passés au liban, le our du départ définitif est arrivé. comme convenu la veille, le chauffeur de taxi dit passer aujourd'hui me prendre en bas de l'immeuble dix heures, il appellera une demie-heure avant d'arriver.
il est 9h30, je suis prête à partir, lavée et brushée, les valises bouclées. l'appel n'arrive pas, et, habitude orientale, je ne m'inquiète pas de son retard. entre temps, je me rends compte que ma ligne française a été coupée, comme je l'avais demandé le premier octobre. je dors chez une amie ce soir à mon arrivée à damas, nous ne nous sommes pas donné de rendez-vous. son portable français ne répond pas, et je n'arrive pas à la joindre sur le numéro syrien qu'elle m'a donné.
deux heures plus tard, le chauffeur de taxi n'a toujous pas appelé, et j'ai eu le temps de refaire trois fois ma manucure et de penser à plus de cent scénarii au cas où je ne joindrai pas ma copine. en fin j'arrive à la joindre sur son téléphone syrien, nous convenons d'un rendez-vous, 17 heures devant l'ambassade de france.
il est midi, et le chauffeur appelle pour annoncer sa présence en bas de l'immeuble. je descends mes quarante kilos de bagages que l'on fourre dans le coffre. nous nous rendons à son bureu pour tenter de ramasser d'éventuels clients, les embouteillages sur la route qui mène à son bureau nous fot perdre une bonne demie heure. un de ses amis qui part en jordanie monte avec nous, puis nous allons chercher une autre cliente, il faut encore passer le centre ville et les embouteillages. puis c'est au tour de "abouna" (le curé) de monter, mais le rendez vous n'est pas clair et nous tourner une bonne demie heure pour le retrouver. nous quittons finalement beyrouth une heure et demie après que je sois montée dans le taxi, soit trois heures et demies après l'horaire convenu.
u bout d'une heure nous faisons une première pause de dix minutes dans un supermarché snack où le chauffeur achète du zaatar berri, du thym sauvage. le taxi est empli d'odeur de thym, j'ai l'impressin de faire une ballade en forêt plus que de me rendre à la frontière syrienne.
nous arrivonsà la frontière libanaise pour faire les formalités de départ. je passe au comptoir des étranger sous le regard bienveillant et la surveillance éloignée du chauffeur de taxi qui se tranforme depuis peu en ma bonne étoile. tout se passe bien. puis il fait rire tous les douaniers en leur raconter que j'ai rempli mon carton d'entrée en syrie au crayon rouge.
nous arrivons ensuite à l'entrée syrienne, accueillis par des portraits du président actuel ainsi que de son prédécesseur, son père. il doit être vraiment bien aimé ici, car il y en a beaucoup, et les slogans sont élogieux, "nous t'aimons", "tu es la force, l'honneur et la protection", ...
mon nom est arabes, mon père et libanais, et je n'ai pas la nationalité libanaise, premier problème. mon visa est de trois mois, et je vais rester plus, je dis que je vais rester trois, mois, second problème, je ne peux pas rester plus d'un mois, il faudra sortir et refaire un visa de vingt-trois euros dans un mois. je ne dis rien et accepte. nous passons la frontière, et ils demandent à ouvrir le coffre, descendre les sacs. mes livres sont jetés par terre, puis je les ramasses rapidement avant de remonter dans le taxi. "il y a quelque chose", me dit le chauffeur.
après une heure de belle route, bordée de publicités (très peu), de photos du président (beaucoup) et de slogans, nous voyons la ville. elle est gris et la montagne du jabal qassioun semble l'empêcher de s'étendre vers le fond). nous arrivons à bab sarqi dans la vieille ville, et je n'arrive pas à joindre mon amie avec le portable que me prête le chauffeur. il est 15h30, et j'ai rende vous avec elle à 17h00. je connais le quartier de l'ambassade et n'envisage aucune possibilité d'attente avace mes quarantes kilos dans le coin, sans café ni restaurant.
un autre chauffeur de taxi apelé par le premier me prend et m'emmène sur le lieu du rendez-vous, il est très gentil, on discute beaucoup de tout, je lui explique mon problème, il me prête son téléphone pour que je joigne a copine qui ne répond toujours pas. nous attendons une vingtaine de minutes devant l'ambassade mais les agents de sécurité nous demandent de partir, j'ai beau être française, il y a des français malintentionnés, comme partout. le chauffeur m'emmène donc acheter une carte sim syrienne et des unités de téléphone. je remlis un formulaire, empreinte digitale et signature exigées.
puis nous attendons encore devant l'ambassade, marion arrive enfn avec emmanuel. le chauffeur nous emmène jusqu'à leur appartement, à deux pas.
l'appartement est grand est lumineux, nous buvons un verre sur la terrasse. le bruit est incriyable, les gens se pressent de rentrer chez eux avant l' iftar, la rupture du jeûn de la journée. puis le calme tombe, pas un bruit dans la rue, tous en train de manger. pour les accompagner dans leur pratique religieuse, nous buvons une bouteille de vin libanais à leur santé.
nous dînons ensuite dans le restaurant des chercheurs français où j'avais déjeuné un an et demi plus tôt avec mathieu. nous rentrons à pieds, à 23 heures, les boutiques sont ouvertes. je découvre avec plaisir qu'un gap, kookai, promod se sont ouverts depuis ma précédente venue. moi qui pensait acheter mes vêtements à beyrouth...
nous rentrons en marchand doucement, emmanuel se fait raser la barbe tandis que nous buvons un jus, assises sur des chaises en plastique posées sur le trottoir, doucement. il fait bon.
puis je me couche, et me fais bien sûr réveiller par les klaxons et l'appel du muezzin vers les 4h30 du matin. bienvenue en orient...

1 commentaire:

X? a dit…

Quelle aventure !!!
Repose toi bien et à très bientôt sur la terrasse !