dimanche 28 octobre 2007

sur les toits de damas

le jeudi soir à damas sonne le début du week-end. aprs avoir connu la folie des nuits beyrouth, je découvre celle des nuits damascènes que j'avais fâcheusement tendance à sous-estimer. comme à beyrouth, la ville est pourvue de grands hôtel. come à beyrouth, ces grands hôtels sont hauts de plusieurs étages et donc profitent d'un toit avec une magnifique vue sur la montagne et la ville illuminée. comme à beyrouth, il fait encore 24 degrés à deux heures du matin. comme à beyrouth, on peut fêter le début du week-end en plein air, sur un terrasse surplombant la ville et la montagne. philippe starck s'est occupé d'une décoration noir, tantôt mat, tantôt laqué. des lustres modernes et baroques diffusent une lumière tamisée, la musique américaine est tellement forte qu'elle s'entend à des mètres alentours et a valu à la maison un procès pour tapage nocturne.
les femmes sont refaites et semblent jouer dans un clip musical. les hommes sont arrogants, et chasseurs, un cigare à a main, une rolex autour de l'autre poignet. j'ai l'étrange impression de ne plus être en syrie, ni à damas, et que tout ce qui m'entoure vient de sortir de la terre, pour ensuite y retourner. j'ai beau regarder autour de moi, dans la rue, dans les microbus, je ne reconnais personne, d'où sont-ils alors sortis?

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